{"id":1378,"date":"2022-08-24T12:58:47","date_gmt":"2022-08-24T10:58:47","guid":{"rendered":"http:\/\/s282700533.onlinehome.fr\/?page_id=1378"},"modified":"2025-04-30T15:58:01","modified_gmt":"2025-04-30T13:58:01","slug":"le-consistoire-reforme-de-mulhouse-retour-sur-cinq-siecles-de-presence-protestante","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/le-consistoire-reforme-de-mulhouse-retour-sur-cinq-siecles-de-presence-protestante","title":{"rendered":"Das reformierte Konsistorium von Mulhouse: Ein R\u00fcckblick auf f\u00fcnf Jahrhunderte protestantischer Pr\u00e4senz"},"content":{"rendered":"<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"1378\" class=\"elementor elementor-1378\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-b75af56 elementor-section-full_width elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"b75af56\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-16 elementor-top-column elementor-element elementor-element-1c088e0\" data-id=\"1c088e0\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-9077767 elementor-widget elementor-widget-spacer\" data-id=\"9077767\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"spacer.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-spacer\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-spacer-inner\"><\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-66 elementor-top-column elementor-element elementor-element-fd1e94e\" data-id=\"fd1e94e\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-7128830a elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"7128830a\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p><strong>Un Dieu, des hommes et des lieux<\/strong><br><strong>Le consistoire r\u00e9form\u00e9 de Mulhouse, <\/strong><br><strong>retour sur cinq si\u00e8cles de pr\u00e9sence protestante<\/strong><\/p><cite><strong>MARC WINDENBERGER<\/strong><\/cite><\/blockquote><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans son article qui ouvre le num\u00e9ro de la revue&nbsp;<em>Les Saisons d\u2019Alsace&nbsp;<\/em>consacr\u00e9 au protestantisme en Alsace, l\u2019historien Georges Bischoff pr\u00e9sente Martin Luther comme le&nbsp;<em>parrain de l\u2019histoire de l\u2019Alsace<\/em>.&nbsp;<em>L\u2019Alsace n\u2019existerait pas sans lui<\/em>&nbsp;ajoute-t-il. C\u2019est dire la port\u00e9e d\u00e9cisive des 95 th\u00e8ses publi\u00e9es \u00e0 Wittenberg en 1517 et dont nous comm\u00e9morons le 500<sup>e<\/sup>&nbsp;anniversaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Celui-ci est l\u2019occasion de porter un regard r\u00e9trospectif sur le territoire du consistoire r\u00e9form\u00e9 de Mulhouse. Quand et comment s\u2019est-il organis\u00e9&nbsp;? Comment a-t-il \u00e9volu\u00e9 sous l\u2019effet des \u00e9v\u00e9nements politiques, \u00e9conomiques et sociaux qu\u2019a connu l\u2019Alsace&nbsp;? Il s\u2019agit donc d\u2019en montrer les temps forts, les sp\u00e9cificit\u00e9s et les dynamiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, nous proposons d\u2019inscrire cette \u00e9tude autour de quatre bouleversements d\u00e9cisifs dont il faudra mesurer les retomb\u00e9es&nbsp;: l\u2019installation durable de l\u2019\u00c9glise r\u00e9form\u00e9e \u00e0 Mulhouse \u00e0 partir du XVIe si\u00e8cle, l\u2019essor industriel amorc\u00e9 d\u00e8s le XVIIIe si\u00e8cle, sa dynamique de diffusion hors de la ville au XIXe si\u00e8cle, et enfin l\u2019urbanisation au XXe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mulhouse, berceau de la R\u00e9forme en Haute-Alsace<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mulhouse \u00e0 la veille de la R\u00e9forme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mulhouse, \u00e0 la veille de la R\u00e9forme, est d\u2019abord une ville d\u2019environ 1800 habitants, membre de la D\u00e9capole depuis 1354. Elle noue une alliance avec les treize cantons helv\u00e9tiques \u00e0 partir de 1515. Cette alliance lui permet de devenir une cit\u00e9-r\u00e9publique et de p\u00e9renniser son ind\u00e9pendance jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution Fran\u00e7aise, m\u00eame apr\u00e8s le rattachement de l\u2019Alsace \u00e0 la France en 1648. Elle compte, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de son \u00e9glise paroissiale d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Saint \u00c9tienne, cinq \u00e9glises ou chapelles de couvents.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mulhouse adopte tr\u00e8s t\u00f4t la R\u00e9forme<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mulhouse pr\u00e9sente trois caract\u00e9ristiques majeures dont la combinaison lui donne une place singuli\u00e8re&nbsp;:&nbsp;d\u2019abord,&nbsp;elle est la premi\u00e8re ville d\u2019Alsace dans laquelle le culte r\u00e9form\u00e9&nbsp;est&nbsp;introduit&nbsp;;&nbsp;ensuite,&nbsp;cette introduction est l\u2019\u0153uvre des mulhousiens eux-m\u00eames&nbsp;; enfin, elle s\u2019enracine dans des institutions lui donnant un caract\u00e8re durable et d\u00e9finitif, lui permettant ainsi de r\u00e9sister \u00e0 la Contre-R\u00e9forme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019artisan principal de l\u2019introduction de la R\u00e9forme \u00e0 Mulhouse est Nicolas Prugner, prieur des Augustins, un ordre religieux de fr\u00e8res pr\u00eacheurs. Le culte catholique est proscrit d\u00e8s 1523 et, fin 1528, le Grand Conseil abolit d\u00e9finitivement la messe sous sa forme ancienne, contraignant \u00e0 l\u2019exil les habitants et les religieux non&nbsp;<em>convertis<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est dans l\u2019\u00e9glise St-\u00c9tienne, transform\u00e9e en temple, que les mulhousiens pratiquent le nouveau culte. Elle devient alors un \u00e9l\u00e9ment fondamental de la vie religieuse et politique de la cit\u00e9 puisque le serment annuel des bourgeois et du magistrat s\u2019y tient jusqu\u2019en 1797.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une nouvelle confession de foi, d\u2019abord inspir\u00e9e de Luther, le sera ensuite du r\u00e9formateur suisse Ulrich Zwingli, avant de converger vers le calvinisme au cours du XVIIIe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mulhouse, la ville aux deux paroisses protestantes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1661 un officier huguenot retrait\u00e9, Constantin de Roquebine, Seigneur de Saint-Germain, qui, de B\u00e2le, \u00e9tait venu \u00e9lire domicile \u00e0 Mulhouse, obtient l\u2019autorisation d\u2019y fonder un lieu de culte en langue fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce lieu&nbsp;sera&nbsp;l\u2019ancienne \u00e9glise des Franciscains pendant pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle et demi. Les sept premiers pasteurs&nbsp;qui y pr\u00eachent&nbsp;sont tous originaires de Suisse. \u00c0 partir de 1710 ce seront des pasteurs de Mulhouse, preuve de l\u2019appropriation rapide de la langue fran\u00e7aise par les \u00e9lites mulhousiennes. Les Mulhousiens parleront pendant tr\u00e8s longtemps de la paroisse allemande et de la paroisse fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette p\u00e9riode, au tournant des XVIIIe et XIXe si\u00e8cles, est donc essentielle \u00e0 plus d\u2019un titre car elle pose les bases d\u2019un contexte nouveau et durable&nbsp;: politique avec le rattachement \u00e0 la France, religieux avec le syst\u00e8me concordataire et, nous allons le voir, \u00e9conomique avec l\u2019industrialisation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le protestantisme et l\u2019industrialisation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mulhouse dans la R\u00e9volution industrielle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cr\u00e9ation en 1746 d\u2019une manufacture de tissus imprim\u00e9s par Koechlin, Dollfus et Schmaltzer change radicalement le destin de&nbsp;la ville&nbsp;:&nbsp;en 1790, une trentaine d\u2019\u00e9tablissements emploient d\u00e9j\u00e0 de nombreux ouvriers. Un mouvement puissant s\u2019amorce car la r\u00e9volution industrielle men\u00e9e \u00e0 partir de Mulhouse est un cas d\u2019\u00e9cole qui n\u2019a pas d\u2019\u00e9quivalent ailleurs en France. Apr\u00e8s le choix de la R\u00e9forme, il s\u2019agit du second tournant majeur, qui s\u2019appuie fortement sur le premier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelques chiffres permettent de prendre la mesure de l\u2019ampleur des bouleversements. En 1815 la commune compte 9350 habitants&nbsp;; en 1870, \u00e0 la veille de l\u2019annexion de l\u2019Alsace par l\u2019Allemagne, 65000 habitants&nbsp;<sup>1<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mulhouse devient \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle&nbsp;<em>la ville aux cent chemin\u00e9es<\/em>, le&nbsp;<em>Manchester alsacien<\/em>. Comment les autorit\u00e9s religieuses peuvent-elles accompagner ce mouvement&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un nouveau temple St-\u00c9tienne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec le projet d\u2019un nouveau temple St-\u00c9tienne, les \u00e9lites protestantes, fortes de leur puissance \u00e9conomique marquent leur volont\u00e9 de c\u00e9l\u00e9brer leur culte au c\u0153ur de la cit\u00e9, pr\u00e8s du symbole du pouvoir politique qu\u2019est l\u2019H\u00f4tel de Ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La construction du monument n\u00e9ogothique s\u2019\u00e9chelonne entre 1859 et 1868. Le temple est dot\u00e9 d\u2019une fl\u00e8che de 97&nbsp;m\u00e8tres, l\u00e9g\u00e8rement plus haute que celle de l\u2019\u00e9glise catholique. Le temple St-\u00c9tienne est ainsi le plus haut \u00e9difice protestant de France.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Soulignons aussi, \u00e9change de bon proc\u00e9d\u00e9, que pendant la construction du nouveau temple St-\u00c9tienne, c\u2019est la paroisse St-Jean, dont le Temple a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 en 1836, qui accueille la communaut\u00e9 de langue germanique pourtant cinq \u00e0 six fois plus nombreuse&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une extension g\u00e9ographique et sociale&nbsp;: Saint Paul, Dornach, Illzach<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au moment de la R\u00e9union \u00e0 la France en 1798, le protestantisme \u00e9tait plut\u00f4t la religion des dirigeants, les ouvriers \u00e9tant majoritairement catholiques. La cr\u00e9ation de nouvelles paroisses en p\u00e9riph\u00e9rie de la ville est un t\u00e9moin concret d\u2019un protestantisme ouvrier. Elles constituent un tournant dans l\u2019histoire du protestantisme mulhousien. Elles s\u2019inscrivent dans le contexte de l\u2019\u00e9volution de la population mulhousienne et de la n\u00e9cessit\u00e9 de satisfaire au mieux ses besoins spirituels. On estime en effet qu\u2019en quelques ann\u00e9es ce sont 20 000 personnes qui s\u2019installent \u00e0 Mulhouse en provenance des campagnes environnantes, parmi lesquelles une forte minorit\u00e9 de protestants estim\u00e9s \u00e0 cinq ou six mille.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces nouveaux arrivants, n\u2019ayant pas de paroisse, assistent \u00e0 l\u2019office du dimanche dans l\u2019\u00e9glise la plus proche, en particulier \u00e0 l\u2019\u00e9glise St-\u00c9tienne, mais ils se sentent \u00e9trangers en raison de leur origine paysanne. L\u2019\u00e9glise St-Paul est \u00e9difi\u00e9e pour pouvoir les accueillir. Son financement a \u00e9t\u00e9 largement assur\u00e9 par les dons des notables industriels de la ville, auxquels se sont ajout\u00e9s ceux, plus modestes, des fid\u00e8les, et le soutien de la municipalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La population protestante de&nbsp;Dornach, commune de la p\u00e9riph\u00e9rie ouest augmente rapidement car les industriels mulhousiens, en manque d\u2019espace, y construisent des ateliers. En 1813 elle compte 900 habitants et plus de 11&nbsp;000 un si\u00e8cle plus tard, \u00e0 la veille de son rattachement \u00e0 Mulhouse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s 1861, le Conseil presbyt\u00e9ral de Mulhouse re\u00e7oit une demande de plusieurs protestants de Dornach pour que soit organis\u00e9 un culte sur place. En 1862, le consistoire obtient un accord minist\u00e9riel et un oratoire est install\u00e9 dans une salle pr\u00eat\u00e9e par l\u2019entreprise DMC. La cr\u00e9ation d\u2019une paroisse protestante est d\u00e9cid\u00e9e, ainsi que la construction du temple, \u00e9rig\u00e9 rue Gustave Schaeffer et inaugur\u00e9 en 1897.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le destin de la commune&nbsp;d\u2019Illzachest en tout point identique \u00e0 celui de Mulhouse. En 1695, l\u2019\u00e9difice de l\u2019\u00e9glise St-Jean datant du XIIIe si\u00e8cle et d\u00e9labr\u00e9 par la guerre de Trente Ans est remplac\u00e9 par un temple. Aux XVIIIe et XIXe si\u00e8cles, la population ne cesse d\u2019augmenter sous l\u2019effet de l\u2019industrialisation. Ainsi, en 1805, on d\u00e9nombre 860 habitants essentiellement protestants,&nbsp;en 1861, 1663 habitants dont 1017 r\u00e9form\u00e9s et 27 luth\u00e9riens, et en 1895, 1127 protestants pour 1010 catholiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il faudrait encore \u00e9voquer la naissance de la paroisse de&nbsp;Riedisheim-Rixheim, n\u00e9e dans les ann\u00e9es 1840 sous l\u2019impulsion, et dans la propri\u00e9t\u00e9, de la famille Zuber, engag\u00e9e dans l\u2019industrie du papier peint. Cette paroisse connut une forte augmentation de ses membres apr\u00e8s la guerre de 1870, du fait de l\u2019arriv\u00e9e de nombreux fonctionnaires prussiens. En 1925 fut donc construit \u00e0 Riedisheim un nouveau temple, en plus de celui d\u00e9j\u00e0 existant de Rixheim.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>L\u2019implication sociale du patronat protestant : la diaconie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les m\u00eames familles qui dirigeaient l\u2019ancienne r\u00e9publique se trouvent au XIXe si\u00e8cle \u00e0 la t\u00eate des manufactures, renforc\u00e9es par quelques autres arriv\u00e9es de Suisse. Il s\u2019agit d\u2019abord d\u2019un patronat protestant, lib\u00e9ral, organis\u00e9 en r\u00e9seaux dont le c\u0153ur est la Soci\u00e9t\u00e9 Industrielle de Mulhouse fond\u00e9e d\u00e8s 1828. Il est ouvert aux innovations de toutes sortes, en relation avec les courants \u00e9conomiques mondiaux de l\u2019\u00e9poque et ind\u00e9niablement francophile. Il est enfin conscient de ses obligations morales et sociales. Cette attitude s\u2019exprime fort bien, d\u00e8s le milieu du XIXe si\u00e8cle dans la d\u00e9claration d\u2019Engel-Dollfus&nbsp;:&nbsp;<em>Le patron doit plus \u00e0 son ouvrier que son salaire<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une premi\u00e8re p\u00e9riode dominent les actes de bienfaisance et de charit\u00e9 qui se concr\u00e9tisent dans la cr\u00e9ation de l\u2019Institut des Pauvres (1810), la Caisse d\u2019\u00c9pargne et le Bureau de Bienfaisance (1827), la Soci\u00e9t\u00e9 des Amis des Pauvres (1831). L\u2019action sociale prend une importance accrue par la suite&nbsp;: on cr\u00e9e notamment des Caisses de Secours Mutuels (1830), une maison de vieillesse (1848), une Caisse de Retraite Ouvri\u00e8re (1851), des h\u00f4pitaux comme le Diaconat et le Hasenrain, des colonies de vacances\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le patronat mulhousien devance \u00e0 ce point l\u2019\u00c9tat que le chancelier Bismarck remarque que&nbsp;<em>le gouvernement n\u2019aurait pas \u00e0 se pr\u00e9occuper de la question sociale si tous les pays de l\u2019Allemagne avaient des institutions sociales comme celles des Alsaciens<\/em>&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9alisation la plus originale est cependant la cit\u00e9 ouvri\u00e8re, une des pionni\u00e8res en France, dont le projet initi\u00e9 par Jean Zuber date de 1851. Il s\u2019agit de lutter contre la mis\u00e8re des travailleurs en am\u00e9liorant leur habitat et en leur donnant la possibilit\u00e9 de devenir propri\u00e9taires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019action sociale du patronat se situe encore sur un autre plan car le patronat mulhousien r\u00e9ussit \u00e0 faire voter une loi limitant le travail des enfants en France d\u00e8s 1841. Raymond Oberl\u00e9, dans son ouvrage&nbsp;<em>Mulhouse ou la gen\u00e8se d\u2019une ville&nbsp;<\/em>constate que&nbsp;<em>la grande part prise par le patronat dans l\u2019institution des \u0153uvres de bienfaisance a rendu les protestations locales extr\u00eamement rares<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un territoire protestant qui s\u2019\u00e9largit<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Une histoire originale&nbsp;: Huningue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La paroisse de Huningue poss\u00e8de une histoire originale mais qui s\u2019inscrit dans la dynamique d\u00e9crite pr\u00e9c\u00e9demment. De 1531 \u00e0 1623,&nbsp;plac\u00e9e sous la d\u00e9pendance de B\u00e2le, elle est un village protestant dans le Sundgau catholique. En 1623, durant la guerre de Trente Ans, les Habsbourg&nbsp;en&nbsp;reprennent le contr\u00f4le et y r\u00e9tablissent le culte catholique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais, vers la fin du XIXe si\u00e8cle, du fait de l\u2019arriv\u00e9e de fonctionnaires et d\u2019ouvriers de l\u2019industrie, les protestants deviennent assez nombreux pour former une communaut\u00e9. Celle-ci est desservie dans un premier temps par des B\u00e2lois. Huningue ne devient paroisse ind\u00e9pendante qu\u2019en 1921, bien que le temple ait \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 en 1913.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le Pi\u00e9mont Vosgien et le Sundgau&nbsp;: Guebwiller, Thann et Cernay<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La diffusion de l\u2019industrialisation dans les vall\u00e9es vosgiennes se traduit par l\u2019arriv\u00e9e de familles industrielles protestantes dans des territoires jusque l\u00e0 catholiques. Tr\u00e8s vite, la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un encadrement religieux se fait jour et entra\u00eene la naissance de nouvelles paroisses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Guebwillerest, jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution Fran\u00e7aise, un bourg viticole catholique, possession de l\u2019abbaye de Murbach. La transformation s\u2019amorce en 1804 lorsque le b\u00e2lois Jacques de Bary-M\u00e9rian ach\u00e8te le ch\u00e2teau du prince-abb\u00e9 vendu par l\u2019\u00c9tat comme&nbsp;<em>bien national<\/em>. Il est accompagn\u00e9 de 200 ouvriers avec lesquels il installe une manufacture de ruban. L\u2019arriv\u00e9e d\u2019autres industries textiles, parmi lesquelles une filature de coton cr\u00e9\u00e9e par le mulhousien Nicolas Schlumberger, fait grimper la population de 2770 habitants en 1800 \u00e0 13000 en 1895. En 1809, on compte d\u00e9j\u00e0 700 protestants. En 1905, lors du centenaire de la paroisse, ils seront 1700. Le temple est inaugur\u00e9 en 1824 et a pu se construire sur un terrain du ch\u00e2teau mis \u00e0 la disposition par le propri\u00e9taire.&nbsp;Un deuxi\u00e8me temple sera inaugur\u00e9, un si\u00e8cle plus tard, en 1937 dans la ville voisine de Soultz.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comme \u00e0 Mulhouse, l\u2019engagement religieux se double d\u2019un engagement social particuli\u00e8rement puissant&nbsp;: cr\u00e9ation d\u2019une \u00e9cole protestante, d\u2019un Diaconat et d\u2019\u0153uvres \u00e0 caract\u00e8re social, telles que le Rayon de soleil et le Bercail.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0&nbsp;Cernay<strong>,&nbsp;<\/strong>la pr\u00e9sence de protestants est attest\u00e9e d\u00e8s 1683. Mais, l\u00e0 aussi, c\u2019est l\u2019industrialisation qui am\u00e8ne une pr\u00e9sence plus nombreuse. En 1761, le b\u00e2lois Emmanuel Heussler fonde une papeterie et y am\u00e8ne des ouvriers protestants dont le nombre augmente encore avec l\u2019arriv\u00e9e d\u2019usines textiles. La volont\u00e9 de ne plus d\u00e9pendre de Mulhouse pousse \u00e0 s\u2019organiser. Une paroisse r\u00e9form\u00e9e est fond\u00e9e en 1826. Un premier temple est inaugur\u00e9 en 1843, pay\u00e9 uniquement par les dons des paroissiens. Il sert de lieu de culte pendant 63 ans, mais devant l\u2019obligation d\u2019envisager de co\u00fbteuses r\u00e9parations le Conseil presbyt\u00e9ral d\u00e9cide d\u00e8s 1900 d\u2019une nouvelle construction conforme aux exigences d\u2019une paroisse moderne. Le nouveau temple, apparent\u00e9 par son style architectural \u00e0 celui des \u00e9glises de la Suisse romande, est inaugur\u00e9 en 1906.&nbsp;Il&nbsp;est d\u00e9truit par la premi\u00e8re guerre mondiale et un nouvel \u00e9difice, identique au pr\u00e9c\u00e9dent, est reconstruit en 1925. Ironie de l\u2019Histoire, il subit lui aussi des dommages durant les combats de la Lib\u00e9ration \u00e0 la fin de la deuxi\u00e8me guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Thann et Fellering&nbsp;connaissent une histoire similaire, avec le d\u00e9veloppement industriel de la vall\u00e9e port\u00e9 par les familles Kestner, Schlumberger et Scheurer. La paroisse de Thann na\u00eet en 1822. Le temple de cette ville est \u00e9rig\u00e9 en 1836 et conna\u00eetra par la suite des \u00e9volutions architecturales sensibles. Dans le fond de la vall\u00e9e, le protestantisme se d\u00e9veloppera surtout lors de l\u2019annexion prussienne, et le temple de Fellering est inaugur\u00e9 en 1912.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0&nbsp;Altkirch, o\u00f9 l\u2019industrie s\u2019\u00e9tait \u00e9tablie d\u00e8s le d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle dans les d\u00e9pendances du couvent St-Morand, il faudra attendre 1879 pour qu\u2019une construction vienne donner \u00e0 la communaut\u00e9 protestante, gr\u00e2ce \u00e0 des dons de l\u2019\u00e9tat allemand, son lieu de culte sign\u00e9 de l\u2019architecte altkirchois Eug\u00e8ne Schwartz.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mulhouse&nbsp;: du centre vers la p\u00e9riph\u00e9rie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Mulhouse pendant les Trente Glorieuses<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La p\u00e9riode d\u2019apr\u00e8s la seconde guerre mondiale est marqu\u00e9e par un fort d\u00e9veloppement \u00e9conomique, une urbanisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, un \u00e9talement urbain en p\u00e9riph\u00e9rie. L\u2019agglom\u00e9ration mulhousienne n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 ces \u00e9volutions. L\u2019enjeu est alors d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent dans ces nouveaux quartiers. De ce fait, la communaut\u00e9 r\u00e9form\u00e9e cr\u00e9e, apr\u00e8s 1960, des lieux de culte afin d\u2019assurer une pr\u00e9sence protestante dans les quartiers en plein d\u00e9veloppement du Drouot, de Bel Air \u2013 C\u00f4teaux et de Bourtzwiller.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Quatre nouvelles implantations<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les trois temples de Mulhouse ont d\u00e9sormais un Conseil presbyt\u00e9ral commun. Mais chacun d\u2019eux a aussi en charge la desserte d\u2019une partie de la p\u00e9riph\u00e9rie et doit pr\u00e9voir une nouvelle implantation dans le secteur qui lui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9. Ainsi, la paroisse St-\u00c9tienne fait construire en 1960 l\u2019\u00e9glise St-Pierre qui se trouve au quartier Drouot \u00e0 l\u2019est de la ville. La paroisse St-Jean prend en charge l\u2019implantation \u00e0 l\u2019Illberg situ\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest et correspondant aux quartiers Bel Air et des C\u00f4teaux, o\u00f9 une chapelle provisoire est install\u00e9e en 1964. Elle accueille les fid\u00e8les pendant pr\u00e8s de cinquante ans avant d\u2019\u00eatre d\u00e9molie et remplac\u00e9e en 2013 par une nouvelle construction d\u00e9nomm\u00e9e&nbsp;<em>Terre Nouvelle<\/em>. Et la paroisse St-Paul soutient la construction de la chapelle St-Marc en 1968 \u00e0 Bourtzwiller, au nord de la ville. Plus au nord, il y a une quatri\u00e8me implantation,&nbsp;<em>Jeune-Bois<\/em>, dans le Bassin Potassique couvrant les communes de Kingersheim et de Wittenheim avec une forte pr\u00e9sence de paroissiens mineurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au c\u0153ur de ces bouleversements, dans un article paru dans&nbsp;<em>Le Messager \u00c9vang\u00e9lique&nbsp;<\/em>en juin 1968, le pasteur A. Ostertag \u00e9voque d\u00e9j\u00e0 le souhait d\u2019une coordination entre luth\u00e9riens et r\u00e9form\u00e9s, de m\u00eame qu\u2019il souligne la perspective d\u2019une vision \u0153cum\u00e9nique en parlant de contacts int\u00e9ressants avec les catholiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au terme de ce parcours, soulignons l\u2019extraordinaire richesse historique et spirituelle du Consistoire de Mulhouse. Un territoire construit et, encore aujourd\u2019hui, anim\u00e9 par des hommes de conviction et d\u2019engagement. Il est en cela, fid\u00e8le \u00e0 Jean Calvin qui consid\u00e8re que la grandeur de l\u2019homme est dans sa d\u00e9cision d\u2019\u00eatre plus fort que sa condition.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">1. Aujourd\u2019hui, la ville rassemble 110800 habitants et se situe au 35\u00e8me rang des communes fran\u00e7aises.<\/p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e0f5f35 elementor-align-center elementor-widget elementor-widget-button\" data-id=\"e0f5f35\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"button.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-button-wrapper\">\n\t\t\t\t\t<a class=\"elementor-button elementor-button-link elementor-size-sm\" href=\"\/de\/contact\/\">\n\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-content-wrapper\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-text\">Kontaktieren Sie uns<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-16 elementor-top-column elementor-element elementor-element-a1c9bfa\" data-id=\"a1c9bfa\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-74ef286 elementor-widget elementor-widget-spacer\" data-id=\"74ef286\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"spacer.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-spacer\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-spacer-inner\"><\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un Dieu, des hommes et des lieuxLe consistoire r\u00e9form\u00e9 de Mulhouse, retour sur cinq si\u00e8cles de pr\u00e9sence protestante MARC WINDENBERGER Dans son article qui ouvre le num\u00e9ro de la revue&nbsp;Les Saisons d\u2019Alsace&nbsp;consacr\u00e9 au protestantisme en Alsace, l\u2019historien Georges Bischoff pr\u00e9sente Martin Luther comme le&nbsp;parrain de l\u2019histoire de l\u2019Alsace.&nbsp;L\u2019Alsace n\u2019existerait pas sans lui&nbsp;ajoute-t-il. C\u2019est dire la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1378","page","type-page","status-publish","hentry"],"meta_box":{"imic_strict_no_header":"0","imic_page_topbar_show":"","imic_page_specific_header":"","imic_page_logo_image":[],"imic_page_retina_logo_image":[],"imic_page_retina_logo_image_width":"","imic_page_retina_logo_image_height":"","imic_page_layout":"","imic_content_width":"","imic_content_padding_top":"","imic_content_padding_bottom":"","imic_pages_body_bg_color":"","imic_pages_body_bg_image":[],"imic_pages_body_bg_wide":"0","imic_pages_body_bg_repeat":"repeat","imic_pages_content_bg_color":"","imic_pages_content_bg_image":[],"imic_pages_content_bg_wide":"0","imic_pages_content_bg_repeat":"repeat","imic_page_header_show":"1","imic_pages_Choose_slider_display":"0","imic_header_image":[],"imic_pages_select_revolution_from_list":"","imic_pages_select_smart_from_list":"1","imic_pages_slider_height":"","imic_pages_slider_image":[],"imic_pages_slider_auto_slide":"yes","imic_pages_slider_speed":"","imic_pages_slider_pagination":"yes","imic_pages_slider_direction_arrows":"yes","imic_pages_slider_effects":"fade","imic_pages_banner_color":"","imic_pages_breadcrumb_show":"1","imic_pages_title_show":"1","imic_pages_banner_bg_color":"","imic_post_page_custom_title":"","imic_pages_banner_text_color":"","imic_pages_title_alignment":"","imic_page_social_share":"1","imic_select_sidebar_from_list":"","imic_select_sidebar_position":"","imic_contact_email":"jeanmat.thallinger@gmail.com","imic_contact_subject":"","imic_our_location_text":"","imic_contact_map_display":"no","imic_contact_map_box_code":"","imic_Choose_slider_display":"0","imic_select_smart_from_list":"1","imic_select_revolution_from_list":"","imic_slider_image":[],"imic_slider_auto_slide":"yes","imic_slider_speed":"","imic_slider_pagination":"yes","imic_slider_direction_arrows":"yes","imic_slider_effects":"fade","imic_switch_categories_post":"1","imic_category_to_show_on_home":["17"],"imic_number_of_post_cat":[],"imic_upcoming_area":"1","imic_latest_sermon_events_to_show_on":"letest_event","imic_custom_text_message":"","imic_advanced_event_taxonomy":[],"imic_going_on_events":"1","imic_custom_going_on_events_title":"","imic_advanced_sermons_category":[],"imic_all_event_sermon_url":"","imic_imic_featured_blocks":"1","imic_home_featured_blocks":"","imic_home_row_featured_blocks":[],"imic_home_featured_blocks1":"","imic_home_featured_blocks2":"","imic_home_featured_blocks3":"","imic_imic_upcoming_events":"1","imic_upcoming_event_taxonomy":[],"imic_custom_upcoming_events_title":"","imic_events_to_show_on":"","imic_imic_recent_posts":"1","imic_recent_post_taxonomy":[],"imic_custom_latest_news_title":"","imic_posts_to_show_on":"","imic_recent_posts_rmbutton":"2","imic_recent_posts_rmbutton_text":"","imic_imic_galleries":"1","imic_home_gallery_taxonomy":[],"imic_custom_gallery_title":"","imic_custom_more_galleries_title":"","imic_custom_more_galleries_url":"","imic_galleries_to_show_on":"","imic_galleries_background_image":[],"imic_switch_sermon_album":"1","imic_custom_albums_title":"","imic_number_of_sermon_albums":"","imic_sermon_albums_url":"","imic_gallery_pagination_to_show_on":"","imic_gallery_pagination_columns_layout":"","imic_show_gallery_title":"0","imic_gallery_masonry_to_show_on":"","imic_show_gallery_title_masonry":"0","imic_gallery_filter_columns_layout":"3","imic_show_gallery_title_filter":"0","imic_advanced_gallery_taxonomy":[],"imic_advanced_event_list_taxonomy":[],"imic_advanced_post_taxonomy":[],"imic_advanced_blog_taxonomy":[],"imic_staff_to_show_on":"","imic_staff_grid_column":"4","imic_advanced_staff_taxonomy":[],"imic_staff_select_orderby":"ID","imic_staff_select_order":"ASC","imic_staff_excerpt_length":"","imic_events_timeline_view":"future","imic_event_timeline_per_page":"","imic_blog_masonry_thumbnails":"0","imic_albums_select_orderby":"count","imic_albums_select_order":"ASC","imic_sermon_categories_custom_order":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1378"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1378\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3931,"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1378\/revisions\/3931"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.protestantsmulhouse.fr\/de\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}